À la recherche de l’autre

Lors d’un parfait plaisir entre tes bras comblée,
Mon âme du tyran ne sera plus troublée,
Lors je n’aurai personne à respecter que toi.

Lors tu n’auras personne à commander que moi,
Dessus mes volontés la tienne souveraine,
Te donnera toujours la qualité de reine.
Je jure ici la grâce de tes yeux,
Serment qui m’est plus cher que de jurer un Dieu.

Que ton affection aujourd’hui me transporte,
Je ne la croyais pas être de tout si forte,
Je doutais que l’on pût aimer ci constamment.
Et que tant d’amitié fût pour moi seulement,
Que des objets plus beaux.

Le poète philanthrope Sankaré : “les souffrances

La présence de l’absent

Rien n’a prouvé encore,
Plus rien n’a démontré fors,
Ta délectation qui me décore,
Par amour j’ai battu un record,
Sentir si fort et sans remords,
Chanter et charmer à prix d’or,
Pourquoi ce temps est mort,
Muet et empêchant de toucher son corps ?
Sa voix d’or séduisant même un mort,
Ses astres brillent si fort,
La fleur fanée au prime à bord,
Rêve le poète dès l’aurore,
Sur la fleur la rosée s’endort.
D’un instant cette beauté qui honore,
Le désir de sentir ta peau de maure.
Des plaisirs ardents ô amor
Tu guides un cœur aux efforts.

Par le poète philanthrope Sankaré

L’abondon du pagne et l’avènement du collant.

Autre fois au Mali – voire l’Afrique tout entière – le port de la tenue traditionnelle jouait un rôle grandiose, capital et colossal dans la société. Plus particulièrement au Mali, chez les femmes, couvrir leur corps était une obligation, toute femme qui osait sortir une partie intime ou sensible de son corps à la vue des hommes était critiquée ou même considérée comme une femme des rues. Nos aïeux et aïeules accordaient une grande importance à la « chair humaine » non seulement sur le plan religieux mais aussi sur le plan traditionnel ; car celle-ci doit être valorisée et considérée comme sacrée. Les femmes Bambaras, Peuls, Sonrhaïs, Dogons, Soninkés, Targuis, Malinkés, Sénoufos… Toutes dans leurs tenues traditionnelles étaient vraiment aimables, séduisantes et respectueuses.
Ainsi, de plus en plus, la pensée humaine se développe et l’esprit humain évolue sur l’échelle mondiale en catimini la pensée africaine. L’Africain dans sa situation entame à s’approprier une nouvelle tradition venant d’ailleurs – et surtout différente, c’est-à-dire celle des colons. En outre, ces derniers ont inculqué aux africains que leurs cultures sont très anciennes et voire même désuètes ou même dire qu’ils n’ont pas des civilisations.
À travers la domination des colons et leur imposition culturelle, l’Africain se sent faible et dominé. Et c’est ce qui l’entrave et il commence à délaisser petit à petit sa culture, ses us et coutumes, et sa tradition au détriment des celles des colons. L’habillement traditionnel ne jouait plus un rôle fort capital chez l’Africain ; d’où l’avènement d’un nouveau style vestimentaire. L’abandon de la culture africaine serait vite fait et l’Africain ne voit plus sa culture à son aise ; car il est convaincu que la sienne est dépassée.
En Afrique actuelle plus celui ou celle qui s’habille comme les colons est appelé “civilisé”. Civiliser l’homme c’est, l’affaiblir. En ces termes, Sigmund Freud dit dans son ouvrage intitulé Le Malaise dans la culture que « La culture maîtrise ainsi le plaisir dangereux à l’agression en affaiblissant et désarmant l’individu ; elle place à l’intérieur de lui une instance de surveillance, comme des forces d’occupation dans une ville conquise», (Freud, 2010, p.148).
En Afrique beaucoup pensent que la culture occidentale est plus meilleure que la nôtre. Ainsi, au lieu de réfléchir sur elle pour connaître ses côtés positifs ou négatifs, beaucoup de jeunes de la nouvelle génération la conçoivent et la privilégient ou même confirment qu’elle est la meilleure et bonne. C’est une des erreurs de notre part parce qu’on ne peut plus se rétrograder (revenir en arrière) comme le dit l’adage: « Celui qui ignore d’où il vient fera forcément face à un chemin incertain». Mais, les partisans de cette position oublièrent totalement que toute nation ou tout peuple qui délaisse sa culture, ses valeurs, ses us et coutumes, sa spécificité c’est-à-dire sa civilisation au profit d’une autre disparaît sans doute.
En se sentant gêner ou même de la pression faite sur nous, nos comportements sont changés, notre habillement a changé, nos manières de fringuer sont nivelées surtout chez les femmes dont le port du pagne est entrain de vouer à la disparition. L’avènement du collant et du pantalon jeans chez les femmes sera une nouvelle version dans la personnalité africaine, un logiciel installé à leurs esprits “le port du collant” qui peut même être joué sur leur santé physique au préalable. Le collant, la mini-jupe et autres ont vu le jour et sont visiblement remarqués, répandus et acclimatés dans nos sociétés et dans nos cultures. D’ailleurs, certains n’hésitent pas de taxer les dames qui ne s’habillent pas en mode collant comme des personnes non civilisées. Et ces nouveaux comportements sont devenus une expérience de vie et de civilisation. Le port du pagne serait aveuglément largué et voué à l’échec dans la plupart de régions au Mali et dans d’autres contrées du continent. Tout pays ou continent qui veut se voir sur l’échelle mondiale doit revoir sa culture, ses tradition, ses valeurs et tient compte de celles-ci en prenant des mesures efficaces pour les valoriser et ensuite fait avancer son économie.
Dans un Mali où les 95% de la population sont des musulmans, mais les boîtes de nuit, les restaurants bars sont très peuplés tous les jours ; la consommation de l’alcool, des cannabis, tout autre excitant, augmente de plus en plus et chacun est dans son mutisme et attend à ce que l’autre réagisse pour réagir à son tour. Ce n’est pas la solution idéale ; la solution idéale c’est de se réveiller à temps et maintenant pour enfin juguler la situation, et ne soyons-nous pas comme dans le jargon : « des médecins après la mort».
L’habillement des jeunes filles est plutôt insupportable dans un Mali très respecté historiquement par sa culture. Malheureusement on encourage ces jeunes filles-là dans leur nouveau comportement qui dévalorise et tue la culture africaine en général et celle du Mali en particulier. Pour mettre fin à ce fléau, nos familles doivent assumer leur part de responsabilité et non d’assister ou de rester sans mot à dire. Si toutefois nos valeurs ancestrales sont en train de disparaitre. Plus chaque famille donne une bonne éducation à ses enfants, plus ledit fléau s’affiche de moins en moins. Mais, de nos jours la plupart de familles ont échoué dans ce processus d’éducation des enfants et on pense que l’école va accentuer le bon cadre éducatif de l’enfant, elle qui joue la transition entre la famille et le monde
Elle aussi va passer à côté.

Beaucoup de gens savent ce qui se passe sous notre toit et ils continuent toujours à faire le mutisme. Ils oublient que ce sont nos valeurs culturelles et ancestrales qui sont en jeu. Les parents d’aujourd’hui aiment les enfants jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus donner une bonne correction à ces enfants-là. C’est ainsi comme le dit le proverbe bambara : « Celui qui n’arrache pas des pleurs à son enfant, ce dernier lui arrachera des pleurs certainement». Les parents doivent savoir que tout enfant est l’image de sa famille ; un enfant bien éduqué vient d’une famille éduquée. Certes, les parents après avoir dénommé leur enfant d’un tel prénom, leur surnommeront encore ( mon prince, ma princesse, mon ange,…). Et prince et princesse ne peuvent être touchés et se sont laissés à faire ce que le bon leur semble. Les parents ne peuvent plus car leur amour est très fort et la vie moderniste a hanté les esprits ; ils ne s’engagent plus à faire une bonne morale pour leurs enfants ; Surtout une morale éducative qui leur permet de distinguer le bien du mal, et non d’assister son enfant s’atterrit dans la délinquance sur toutes ses formes. Nous ne pouvons comprendre que même les plantes qu’on plante, nous veillons sur elles jusqu’à celles-ci nous servent quelque chose c’est-à-dire de nous donner des fruits ou de l’ombre. Comment peut-on comprendre que l’enfant qu’on met au monde, on le laisse faire ou dire ce qui lui plaît ? Les parents doivent veiller sur leurs enfants pour que demain ils entendent d’eux quelque chose de bon. Et si cela n’est pas fait, ce serait inadmissible et irresponsable de leur part de laisser leurs enfants sans surveillance ou de pas leur cerner une éducation « parfaite » qui leur fait comprendre le sens de la vie.
La plupart de filles sont encouragées par leurs mamans concernant le port du collant et pantalon jeans et autres. Ceux-ci sont achetés par les mamans, beaucoup de mamans font des compliments à leurs filles quand elles portent leur collant ou leur mini-jupe en disant : Ô ma fille, ce collant t’a rendue belle et sexy ou cette mini-jupe sort ta forme et t’a rendue hyper chic. Mais le problème ne situe pas là, ces futures mamans quelle éducation donneront-elles à leurs enfants ? Quels seront les habits que porteront leurs enfants ? Ces deux questions restent posées.
Les parents n’éduquent plus, ils assistent ce que font les enfants ; tout parent doit enseigner à son enfant ses devoirs, et si cela ne se fait pas, il serait coupable de ce que va devenir son enfant. D’où le proverbe chinois: « Soyez éduqués avant de mettre un enfant au monde». Mais, est-ce le cas chez nous ? Si on veut bafouer toute nation, tout peuple, il faut désorienter son éducation. Tout pays qui réussisse, rejette son dévolu sur l’éducation et concède l’éducation comme un volet prépondérant et fondamental pour son développement ; l’éducation est le premier moteur du développement.
Pour beaucoup de personnes, ce fléau qui nous tracasse est dû à l’adaptation de la civilisation occidentale, car chez nous tout ce qui est de l’Occident est bon et pourrait être vivable.
Imiter une autre culture n’est pas un interdit mais le grand défaut c’est de larguer la sienne propre : c’est de la lâcheté. Mais plus le monde évolue, plus nos pensées et situations sociales se métamorphosent ; on doit améliorer sa culture mais il ne s’agit pas de la jeter dans le fleuve d’oubli. Nos cultures sont nos valeurs nos patrimoines communs et nos héritages et nous ne devons pas les laisser pour d’autres. C’est ainsi qui souligne Sidiki dit Latiki Kouma dans son livre La culture de chez nous où il dit ceci : « Adopter la culture d’autrui au détriment de sa propre culture revient à prendre celle-là pour modèle et à devenir soi-même un inconnu» (Sidiki dit Latiki Kouma, 2016, p.32).

Bibliographie

• FREUD, Sigmund, Le Malaise dans la culture, Paris, Éditions Flammarion,2010

• KOUMA, Sidiki dit Lakita, La culture de chez nous, Bamako, Éditions la Sahélienne, 2016.

Par Dédéou Sangaré allias le poète philanthrope étudiant en licence Philosophie

Ogossagou

Souffle un nouveau vent,

Qui se qualifie d’une annonce génocidaire,

Dans un Mali où plus rien ne va,

Des grèves, des conflits inter-communautaires

Sans fin, et pas des dispositions prises

Pour enfin résoudre cette crise

Qui piétine l’État et les populations.

Ogossagou !

Quelle tragédie !

Sous nos cases enflammées,

Où nous crions même dans l’agonie

Enfants, jeunes, vieux tous innocents,

De cet acte désastreux et damné.

Nous pleurons, nous mourons sans cesse,

Quel mauvais jour ! Quel jour de détresse !

Ogossagou !

Brûlont nos denrées et nos biens,

À l’Ogossagou quelle tuerie et quelle barbarie !

Pas de pitié, toutes nos âmes ont péri,

Pleurer l’autre, pleurer pour toi-même

Le sang a coulé entre les flammes

Pas d’espoir pour survivre tous massacrés.

Une fureur semée dans nos cœurs,

Reste louange en Dieu le Seigneur,

Nous réclamons justice pour ce vice,

Qui gravera dans nos mémoires

Nous somnolons dans nos mouroirs.

Nos cités périssent, nos États s’appauvrissent,

Pourquoi la pugnacité, pourquoi on se divise ?

Le poète philanthrope : “Dédéou Sankaré ” ( Les souffrances)

Au bord de la noyade

Au bord de la noyade,un fait réel,

Au Nord,au Sud, au Centre,

Tous sombraient depuis la nuit des temps.

De l’autre côté une réclamation de l’indépendance,

Où nous cheminons notre décadence.

Au Centre des conflits interethniques interminables,

Pour cause des histoires ancestrales minables.

Et l’on dit : notre grand Mali avance et debout,

À priori pas de stratégies pour gérer le coup.

Je relate là où va atterrir notre grand Mali.

Vous le cerveau du pays votre système de gestion,

N’est pas le meilleur et l’on voit ça dans vos décisions.

Mon cher grand-père l’Occident ne peut régir nos affaires,

Parlez et communiquez aux maliens sans se taire.

Sachez que le linge sale d’une maison,

Se lave au sein de cette maison,

Enfin appréhendons cela comme une leçon.

Vous méritez bien de l’éloge,

Mais sachez qu’il n’y a pas l’État,

Pourquoi tous ces tueries et attentats ?

Prenons que le grand pilier d’un État,

C’est l’éducation depuis quand ça n’y va pas.

Le nôtre problème n’est pas scientifique.

Plutôt un désaccord sociopolitique et philosophique

Et pour résoudre cela nous avons :

Sigame Maiga, Ouologuem Belko,

Komagan Keïta, Bréhima Ely Dicko…

Administrer un pays n’est pas de relater de galimatias,

Surtout si ce pays se tend au bord de la melancholia.

Ensemble optons pour un Mali uni et soudé

Un Mali indivisible, un Mali réconcilié et progrès.

Le poète philanthrope: “Dédéou Sankaré

La guerre

A quoi ça sert ?

A provoquer la misère,

A tuer des enfants,

Des gens innocents.

A demontrer

Que les hommes sont fous à lier

A briser des famille

Qui perdent un fils ou une fille.

A semer la terreur

Dans tous les cœurs

A faire souffrir de braves soldats

Qui découvrent l’horreur des combat

Risquent et perdent Leurs vies

Dans des conflits.

À imprégner dans les mémoires

Des souvenirs et des images noires.

La guerre ne sert qu’à braver le bonheur

Et elle incite le malheur.